Thuidium tamariscinum (Hedw.) Schimp., 1852
Synonymie
Taxonomie
Thuidium mascarenicum
Hypnum parietinum
Hypnum tamariscinum
Leskea tamariscina
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Hypnales
Famille : Thuidiaceae
Ecologie
Description
Pleurocarpe de grande taille, formant des colonies volumineuses, verte à jaune. Les rameaux sont deux fois pennés, puisque la tige porte des rameaux qui portent eux-mêmes des rameaux secondaires. Son port général rappelle celui d’une fougère, notamment car les rameaux sont de plus en plus courts vers l’extrémité des tiges. La plante a donc un aspect triangulaire, comme les frondes de Dryopteris.
Chaque année, la plante produit une nouvelle tige primaire, qui se développe sur l’extrémité de la face dorsale de la tige. Cette dernière est couverte de paraphylles filamenteuses, visibles en grattant les feuilles sur le terrain.
Les feuilles caulinaires sont triangulaires isocèles, cordées, denticulées, plissées dans la longueur. Elles se terminent en un large acumen. Leur nervure est forte et atteint presque l’apex. Les feuilles raméales sont ovales, plus petites, également denticulées, et la nervure se termine vers les 3/4 de la feuille. Les feuilles des rameaux secondaires sont également ovales, mais très concaves. Les feuilles raméales sont couvertes de papilles aigües, à l’exception des 3-6 cellules de l’apex.
Les sporophytes sont peu fréquents, la capsule est incurvée, et l’opercule longuement rostré.
Caractères diagnostiques
Cette mousse est tout à fait caractéristique, grâce à son aspect de fougère, sa grande taille et ses tiges deux fois ramifiées. Les papilles des feuilles les rendent opaques, ce qui est peu courant chez une pleurocarpe.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Cette espèce pousse en continu, comme toutes les vivaces. Les parties anciennes finissent par se dégrader et disparaître. On peut estimer l’âge de la plante (en tous cas de ses parties encore en vie), en comptant le nombre d’étages.
Confusion possibles
Il existe trois autres espèces de Thuidium en France, beaucoup moins fréquents :
T.assimile et delicatulum sont plus petits et jaunes, les rameaux sont plus désorganisés, ne donnant pas l’aspect plan à la plante.
T.recognitum est proche, différentiable avec certitude uniquement au microscope. Il est calcicole.
Hylocomium splendens possède une tige toujours rouge (le plus souvent verte chez T. tamariscinum), bien visibles car les feuilles sont transparentes. Les feuilles caulinaires ont une petite nervure double, très courte et discrète (large et bien marquée chez T. tamariscinum).
Illustrations
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
