Homalothecium lutescens (Hedw.) H.Rob., 1962
Synonymie
Taxonomie
Hypnum lutescens
Climacium lutescens
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Hypnales
Famille : Brachytheciaceae
Ecologie
Espèce terricole (parfois saxicole ou épiphyte), thermophile, héliophile, xérocline, basiphile. Elle se développe sur les sols bien exposés, en pelouse sèche, dans les gazons urbains, sur les graviers etc. On l’observe parfois sur les bétons et les rochers.
Description
Pleurocarpe de plutôt grande taille, rampante mais parfois un peu dressée, portant de nombreux rameaux dressés. Les feuilles sont longuement triangulaires, plissées dans la longueur. La nervure atteint les 3/4 de la feuille. Les cellules sont très longues et vermiformes. Les cellules alaires sont rectangulaires à parois épaisses.
Il existe une différence entre les feuilles raméales très fines et les feuilles caulinaires plus larges, bien que les deux se terminent par une longue pointe.
Les sporophytes sont peu communs, abondants lorsqu’ils sont produits. La capsule est allongée, dirigée dans le même sens que la soie, et se termine par un long rostre.
Caractères diagnostiques
Les grand tapis jaunes dorés, très volumiques et d’aspect ébouriffés sur des sols ou rochers exposés attirent facilement l’oeil. Une fois que les feuilles plissées et longuement triangulaires sont identifiées, il ne reste plus beaucoup de doute possible. Il est important de noter que la tige principale n’est pas incrustée au substrat mais est volubile. De plus, il n’y a pas de contraction de la feuille avant la pointe, cette dernière est issue du rétrécissement progressif de la feuille depuis sa base (contrairement à Brachythecium albicans par exemple, où la feuille se rétrécit brusquement en une pointe).
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Dans les fourrés thermophiles elle forme souvent des manchons sur les pieds des arbustes.
Confusion possibles
On peut confondre cette espèce avec Homalothecium sericeum, dont la tige principale est incrustée au substrat, et qui est le plus souvent vert.
Certains Brachythecium, notamment albicans sont semblables, mais la feuille n’est pas triangulaire, bien qu’elle porte une pointe semblable.
Homalothecium aureum dans le Sud de la France se distingue par ses cellules alaires remontant le long des marges, et à ses capsules courbées.
Illustrations
Espèces semblables
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2024. — Les Bryophytes de France. Volume 2 : Pleurocarpes et sphagnales. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 720 p.
