Pseudoscleropodium purum (Hedw.) M.Fleisch., 1923

Synonymie
Taxonomie

Hylocomium purum
Hypnum purum
Scleropodium purum

Pour une synonymie complète voir Bryonames : 
https://www.bryonames.org/

Ordre : Hypnales

Famille : Brachytheciaceae

Ecologie

Espèce ubiquiste, plutôt sciaphile, s’observe principalement en forêt, parfois dans les pelouses urbaines, les prairies et les ourlets thermophiles. Aussi dans les fourrés eutrophes et d’autres végétations denses, sous les herbacées au sol. En forêt, elle occupe le sol et les talus.

Description

Grande pleurocarpe formant des colonies étendues d’individus entremêlés, plus ou moins dressés, d’un jaune brillant, parfois cuivré au soleil. Les rameaux sont pennés, c’est-à-dire disposés sur deux rangs, comme des aiguilles d’épicéas. Les feuilles s’imbriquent les unes dans les autres, donnant un aspect julacé aux rameaux.

Les feuilles sont ovales, concaves, entières et se terminent par une petite pointe arquée vers la face dorsale de la plante. La nervure se termine vers les deux tiers de la feuille. Les cellules du limbe sont vermiculaires, celles des zones alaires sont rectangulaires à parois épaisses.

Les sporophytes sont rares, ils sont portés par une soie à peine plus longue que les rameaux.

Caractères diagnostiques

La taille et l’aspect penné sont souvent suffisamment caractéristiques. Pour lever le doute, le petit apicule qui rebique vers la face dorsale est typique.

Répartition

L’espèce est commune partout en France.

Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,

A propos

Cette espèce a été introduite dans de nombreux pays, y compris l’Australie, les États-Unis d’Amérique, la Nouvelle-Zélande et l’Afrique du Sud. À la Réunion, elle est probablement arrivée par des spores attachés aux semelles des voyageurs métropolitains. Elle s’y développe de manière alarmante, en occupant, par exemple, les bases de troncs. Elle est également invasive en Nouvelle-Zélande.

Pour en savoir plus : Biologie et impacts écologiques d’une espèce de bryophyte invasive, Pseudoscleropodium purum (Hedw.) M.Fleisch, sur l’île de La Réunion

Confusion possibles

La principale confusion possible est avec Entodon concinnus, qui se développe dans les pelouses sèches. Les deux espèces poussent parfois en mélange, mais Entodon concinnus est toujours cuivré, et possède des feuilles plus étroites, sans apicule.

Pleurozium schreberi, une forestière acidiphile a une tige rouge bien marquée, et des feuilles sans apicules.

Illustrations

Tige isolée, montrant les rameaux dystiques et réguliers.

Cette espèce peut atteindre une taille de 15cm.

Colonie.

Habitat typique sur un talus forestier.

A l'extrémité des rameaux les pointes des feuilles deviennent visibles.

Vue au microscope d'une feuille, montrant le mucron pointu. L'aspect plissé est lié au fait que la feuille concave est écrasée entre lame et lamelle.

Espèces semblables

Pleurozium schreberi, avec ses feuilles presque transparentes laissant voir la tige rouge.

Entodon concinus a des teintes cuivrées, et un dymorphisme entre les feuilles raméales et les feuilles caulinaires. Il n'y a pas d'apicule.

Ressources

Illustrations de Bryologia gallica.

Fiche espèce de la BBS.

Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.

Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE

Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.

Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.

HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).

Espèces semblables
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