Radula complanata (L.) Dumort., 1831
Synonymie
Taxonomie
Jungermannia complanata
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Jungermanniales
Famille : Radulaceae
Ecologie
Espèce épiphyte, se développant sur les troncs dans tous types de contextes, occasionnellement sur les rochers.
Description
Hépatique à feuilles de taille moyenne, formant des colonies en forme de disque, appliquées au substrat, toujours vertes. Les rameaux sont nombreux et entremêlés. On ne voit pas la tige, qui est cachée par les feuilles densément imbriquées.
Les feuilles sont composées de deux lobes, un lobe dorsal quasiment circulaire, entier, et un lobe ventral d’un quart de la taille du lobe dorsal, losangique. Les cellules sont rondes. On observe parfois des propagules à la marge des feuilles, sous la forme de petits amas de cellules.
Les périanthes ont une forme de tube aplati, comme une manche de pull. Ils sont fréquents.
Caractères diagnostiques
L’espèce est typique par sa taille, sa couleur verte constante, son port appliqué et, en dernier recours, le lobe ventral losangique.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux.
A propos
Radula complanata produit une molécule appelée la radulaline, qui est toxique pour les autres plantes. Cette molécule est étudiée comme candidate pour produire des herbicides naturels.
Confusion possibles
Peu d’espèce sont semblables.
Radula holtii n’est connue que des parois suintantes des Pyrénées orientales, et sa tige n’est pas cachée par les feuilles.
Radula lindbergiana est une espèce des régions montagneuses (avec quelques occurrences en plaine), dioïque (complanata est paroïque).
Les Leujeunea sont plus petites, toujours saxicoles (Radula complanata le plus souvent épiphyte) et ne possèdent qu’un minuscule lobe ventral, mais de grands amphigastres.
Les Frullania sont le plus souvent rouge violacé, et de plus petite taille. Les lobes ventraux ne sont jamais losangiques.
Les Porella ne sont pas appliquées au substrat, mais procombantes.
Illustrations
Espèces semblables
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
