Apopellia endivifolia
Écologie
Espèce commune des sols et roches calcaires humides, en bords de cours d’eau, lavoirs et fontaines. Elle est un élément structurant des tuffières.
Description
Hépatique de grande taille, mat, formant des colonnies souvent denses, pouvant couvrir entièrement un talus. Elle produit des ramifications de petite taille servant de propagules végétatives.
L’espèce est dioïque. Les organes femelles sont situés proche de l’apex des thalles, entourés par des périanthes faisant le tour complet de l’organe, à la manière d’un volcan. Le sommet des périanthes est lacinié. Les organes mâles sont situés dans des « cryptes à anthéridies », sous forme de séries de pustules sur le centre du thalle.
A propos
Il est également possible de différencier les Pellia et Apopellia par l’examen des poils de l’initiale, situés sous l’apex des thalles.
Pour en savoir plus : Frahm, Jan-Peter. 2013. Differentiation of sterile Aneura and Pellia. Archive for Bryology, 189
Confusion
L’espèce est facile à identifier lorsque les propagules sont présentes, ce qui n’est pas systématique. Lorsque les propagules et les organes femelles manque (ce qui est fréquent) c’est l’habitat (seule espèce calcicole du genre) qui est le principal indice.
Pellia neesiana est également dioïque, mais pousse sur les sols humides et acides. En plus de l’habitat les périanthes ne sont pas laciniés au sommet.
Pellia epiphylla est monoïque, acidiphile et ses périanthes ne font pas le tour complet des organes femelles, ils n’en entourent que la moitié, à la mannière d’un tunnel.
Anneura pinguis est une espèce d’aspect très grasse, vert foncée, dont les organes femelles sont situés sur les côtés du thalle.
