Brachythecium rutabulum (Hedw.) Schimp., 1853
Synonymie
Taxonomie
Hypnum rutabulum
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Hypnales
Famille : Brachytheciaceae
Ecologie
Espèce ubiquiste, occupant tout type de milieux, ouverts ou forestiers, avec une préférence pour les milieux artificiels. Elle se développe sur le sol, les rochers, les pieds de murs, les bases de troncs ou les arbres couchés. Elle fait partie des rares espèces que l’on peut observer au sol dans les prairies et les pelouses urbaines.
Description
Pleurocarpe de taille grande à moyenne, généralement rampante, parfois dressée, jaunâtre. Les rameaux sont nombreux, étalés, assez longs. Ils donnent un aspect hirsute et désorganisé aux colonies.
Les feuilles sont étalées, c’est-à-dire qu’elles forment un angle de 90° avec la tige. Vers l’extrémité des rameaux, elles se rapprochent pour former un plumeau aux reflets blancs. Elles sont triangulaires-isocèles, légèrement plus allongées sur les rameaux que sur la tige principale. Elles sont entières à légèrement denticulées, concaves et plissées dans la longueur. La nervure est bien marquée, et se termine vers les ¾ de la feuille. Les cellules sont vermiculaires. Celles de la région alaire sont plus grandes et rectangulaires.
Les sporophytes sont fréquents, portés par une longue soie rouge et papilleuse. Les capsules sont inclinées, avec un rostre net.
Caractères diagnostiques
Cette plante peut parfois être déroutante par sa variabilité. La taille, la couleur et la longueur des rameaux peuvent varier. L’aspect général, la couleur et les reflets pâles des apex de rameaux sont de bons indicateurs. Il est important de vérifier la papillosité de la soie.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Cette espèce est parfois appelée mousse des jardiniers, au même titre que Rhytidiadelphus triquetrus, Pseudoscleropodium purum et bien d’autres…
Confusion possibles
Quelques confusions sont possibles :
Brachythecium rivulare possède des cellules alaires très nettes, visibles sur le terrain. C’est une espèce des bords des eaux, au port plutôt dressé.
Les autres Brachythecium communs possèdent des feuilles avec une pointe beaucoup plus longue.
Rhynchostegium confertum est très semblable, mais sa soie est lisse.
Rhynchostegium megapolitanum possède des feuilles écartées de la tige, espacées et leur apex est vrillé sur lui-même.
Illustrations
Espèces semblables
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
