Dicranum scoparium Hedw., 1801
Synonymie
Taxonomie
Mnium scoparium
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Dicranales
Famille : Dicranaceae
Ecologie
Espèce acidiphile, méso-xérophile, plutôt sciaphile, forestière, se développe sur les sols, les troncs et les rochers acides.
Description
Acrocarpe de grande taille, formant des coussins de 5 à 15 cm de haut, jaune doré à vert franc. Les feuilles sont longuement falciformes, généralement secondes. De petites dents sont présentes à l’apex. La nervure est longue et atteint l’extrémité de la feuille. Les cellules sont longuement vermiformes, sauf dans les zones alaires où elles sont larges et orangées.
La tige est couverte par des filaments denses blancs à rougeâtres, appelés “tomentum”.
Les organes mâles sont situés sur des petits rameaux nains. Les sporophytes sont très fréquents, positionnés 1 par 1 au sommet des tiges.
Caractères diagnostiques
La plante a un aspect de vieux balai, avec les feuilles toutes arquées dans la même direction. Les feuilles sont parfois peu secondes, mais le tomentum le long de la tige permet de confirmer l’espèce dans ces cas. D’autres espèces de Dicranum peuvent être confondues.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Pour une clef du genre Dicranum en Europe :
HEDENÄS, L. & BISANG, I. 2004. Key to European Dicranum species. – Herzogia 17: 179-197.
Confusion possibles
La principale confusion possible est avec d’autres Dicranum, mais scoparium est de très loin le plus commun, surtout parmi les grandes espèces du genre.
Dicranum majus est plus grand, plus rare bien que présent partout en France. Il se développe dans les boisements confinés à ambiance froide, ou en région montagnarde. Les feuilles sont toujours parfaitement secondes, très longues et leur apex plus filiforme. La confirmation se fait surtout au microscope, avec un apex bistrate chez ce dernier. La plupart des Dicranum de plaine sont à rattacher à D.scoparium.
Dicranum polysetum possède des feuilles ondulées et des dents très marquées, visibles sur le terrain.
Dicranum bonjeani peut s’observer dans les landes tourbeuses, mais c’est une petite espèce aux feuilles courtes et ondulées.
Dicranum montanum est une petite espèce, commune partout mais sans comparaison avec le grand D. scoparium.
Campylopus flexuosus peut être assez grand et ressembler à Dicranum scoparium, mais les feuilles sont souvent teintées de rouge à la base, et les parties anciennes sont couleur brique. Le sommet des tiges se casse facilement, et les sporopyhtes sont portés par une soie courbe.
Illustrations
Espèces semblables
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
