Homalothecium sericeum (Hedw.) Schimp., 1851
Synonymie
Taxonomie
Leskea sericea
Hypnum sericeum
Camptothecium aureolum
Homalothecium australiense
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Hypnales
Famille : Brachytheciaceae
Ecologie
Espèce ubiquiste, on la trouve dans des milieux plutôt secs, ombragés, sur les rochers, les murs et les troncs, partout, y compris en ville.
Description
Pleurocarpe de grande taille, formant des colonies denses, incrustées au substrat, vert-jaune. La tige principale est traçante, avec de nombreux rameaux courts et arqués. À l’état sec, les feuilles sont appliquées contre la tige, donnant un aspect julacé aux rameaux (les feuillent forment un tube). À l’état humide, les feuilles s’écartent de la tige. La plante change alors radicalement d’apparence, devenant hirsute.
Les feuilles sont longuement triangulaires-effilées, plissées dans leur longueur. Elles se terminent par une fine pointe, et sont légèrement dentées à la base, entières sur le reste. La nervure est nette, et disparaît juste avant l’apex. Les feuilles raméales sont plus fines que les feuilles caulinaires. Les cellules du limbe sont vermiculaires, celles de la partie alaire sont carrés.
Les sporophytes sont peu communs ; les capsules sont allongées et rostrées.
Caractères diagnostiques
La forme des feuilles et le port général avec sa tige principale incrustée sur le substrat et les courts rameaux arqués à sec sont caractéristiques.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Comme beaucoup de mousses, l’espèce est sensible au dioxyde de souffre. Elle a régressé lors des pics de pollution au SO2 après l’ère industrielle (Blockeel, 2014).
Confusion possibles
Homalothecium lutescens est toujours jaunâtre, les rameaux secondaires sont plus longs et la tige principale n’est pas incrustée sur le substrat.
Leucodon sciuroides possède des feuilles sans longue pointe, et les rameaux sont plus longs, arqués et tous dressés vers le haut, ce qui donne un aspect plus “peigné” à l’espèce.
Homalothecium philippeanum, présent uniquement dans les régions montagneuses possède une nervure qui atteint presque l’apex de la feuille, sans dents à la base. L’examen est à faire au microscope.
Illustrations
Espèces semblables
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
