Bryum argenteum Hedw., 1801
Synonymie
Taxonomie
Anomobryum alpinum
Argyrobryum argenteum
Mnium argenteum
Plagiobryum argenteoides
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Bryales
Famille : Bryaceae
Ecologie
Espèce rudérale, pionnière, qui se développe sur des sols nus, de préférence en pleine lumière. Elle privilégie les milieux riches en nutriments, et particulièrement les milieux riches en azote. Elle pousse aussi bien en ville qu’en zone rurale, au bord de champs cultivés, de chemins piétinés, sur des murs ou des replats de rochers avec dépôts terreux.
Elle peut être accompagnée par un grand nombre d’espèces selon le concept, en général par d’autres acrocarpes rudérales, : Bryum dichotomum, B. rubens, Barbula unguiculata…
Description
Acrocarpe de taille moyenne (environ 1 cm), formant des coussins lâches, vert très pâle (à l’état humide) à blanchâtre (à l’état sec). Les tiges, non ramifiées, sont julacées. Une large part hyaline caractéristique occupe l’apex des feuilles ovales et concaves. La bordure des feuilles est plane et non denticulée. La base des feuilles est souvent teintée de rouge. La nervure est fine et termine en longue pointe hyaline. Les cellules sont rhomboïdales, de 10 à 16 µm de large. Les cellules basales, quant à elles, sont carrées à rectangulaires, souvent rougeâtres.
Des gemmes de 800 à 900 µm sont fréquemment trouvées à l’aisselle des feuilles.
Les sporophytes sont fréquents à partir de l’automne et jusqu’au printemps. L’urne de la capsule, rouge à brunâtre, est courte (1,5 à 2 mm), pendante et portée par une soie longue de 7 à 8 mm.
Caractères diagnostiques
La présence d’un apex hyalin sur les feuilles donne à l’espèce son aspect caractéristique en petits coussins blanchâtres, notamment à l’état sec.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Une autre espèce très proche est décrite “Bryum lanatum”, aux longues feuilles fines. Si certains auteurs affirment que l’espèce existe bien en dehors de l’Europe, chez nous il semble que ce nom renvoie seulement à une ecomorphose de B. argenteum en milieux xérophiles.
Pour en savoir plus :
https://www.researchgate.net/publication/269395212_Bryaceae_of_North_America_Pp_117-185
Confusion possibles
Bryum dichotomum ressemble fortement à Bryum argenteum, mais n’a pas de feuilles à apex hyalin. Les gemmes produites par Bryum dichotomum sont plus petites que celles de Bryum argenteum (de 200 à 600µm de long).
Plagiobryum zieri forme également des coussins lâches et blanchâtres, mais les parties anciennes de ses rameaux deviennent brunes à rougeâtre. L’espèce ne porte jamais de gemmes à l’aisselle de ses feuilles. C’est une espèce d’altitude qui ne se trouve pas en plaine.
Anomobryum julaceum forme des coussins encore moins denses, avec des rameaux plus fins et de couleur jaunâtre plutôt que blanchâtre. La nervure n’atteint pas l’apex des feuilles et celles-ci sont moins acuminées que celles de Bryum argenteum.
Illustrations
Espèces semblables
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
