Frullania dilatata (L.) Dumort., 1835
Synonymie
Taxonomie
Jungermania dilatata
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Frullaniales
Famille : Frullaniaceae
Ecologie
Espèce acidiphile, très rarement sur calcaire. On l’observe en forêt ou en milieux ouverts, dans les chaos rocheux ou les parois naturelles. Elle se développe le plus souvent sur les écorces de tous types d’arbres, mais on l’observe également sur rochers.
Description
Hépatique à feuilles de petite taille, formant des colonies en forme de disque, bien appliquées au substrat. Chez les vieux individus, certaines tiges peuvent se détacher un peu plus. La couleur varie du vert au noir, en passant par le rouge bordeaux. Les tiges sont régulièrement ramifiées.
Les feuilles se recouvrent partiellement les unes et les autres et cachent intégralement la tige. Elles sont composées de deux lobes, un lobe dorsal parfaitement rond et un lobe ventral concave, en forme de casque de soldat. Elles ne sont pas dentées. Les amphigastres sont profondément divisés, à quatre dents. Un stylet est inséré sur la tige à la base de chaque feuille.
Les cellules sont presque rondes. Contrairement à d’autres Frullania il n’y a pas d’ocelles.
Les périanthes sont verruqueux, à quatre ailes saillantes, terminées par une petite ouverture en forme de tube. Les sporophytes sont portés par une courte soie blanche. Les élatères restent attachés aux valves de la capsule après l’ouverture.
Caractères diagnostiques
La forme du lobe ventral et l’absence d’ocelles sont caractéristiques. Dans l’ensemble on repère facilement l’espèce aux cercles sombres qu’elle forme sur les arbres, que l’on repère à plusieurs mètres.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Cette espèce peut être allergisante en raison d’une structure nommée « frullanolide » qui provoque des réactions cutanées. On retrouve la même substance chez d’autres espèces du genre, notamment F.tamarisci.
Confusion possibles
Frullania tamarisci qui est assez commune est très décollée du substrat et possède des lobes ventraux allongés et non ronds et un lobe dorsal avec une petite pointe à l’extrémité.
Frullania fragilifolia possède des ocelles, et est plus localisée en France. Elle a une odeur évoquant la carotte.
Radula complanata est toujours verte, à feuilles plus grandes et ses amphigastres sont en forme de losange. Elle n’occupe souvent qu’une petite surface sur l’écorce contrairement à F. dilatata qui peut tout recouvrir !
Illustrations
Espèces semblables
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
