Metzgeria furcata (L.) Corda, 1829
Synonymie
Taxonomie
Jungermania dilatata
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Metzgeriales
Famille : Metzgeriaceae
Ecologie
Espèce ubiquiste, épiphyte ou saxicole, observable dans tout type d’écosystèmes, sur les troncs en forêt et sur les arbres d’alignements, également sur les rochers acides.
Description
Hépatique à thalle, de petite taille (pour une hépatique à thalle), appliquée au substrat, vert pâle avec une nervure centrale. Le thalle très fin (1 couche de cellule) est régulièrement bifurqué en forme de Y, peu large, orné de quelques poils (parfois introuvables, parfois nombreux).
Elle produit parfois des propagules sur les marges de ses rameaux. Les organes mâles et femelles sont produits sur le dessous du thalle et dépassent sur les côtés. Les organes mâles sont cachés dans de petits lobules enroulés sur eux-mêmes, les organes femelles sont plans et très poilus.
Caractères diagnostiques
Seul le genre Metzgeria est épiphyte, et seule M. furcata est commune parmi les 5 espèces de la flore française. On la différencie des autres espèces du genre par l’absence de propagules, ou lorsqu’elles sont présentes par le fait qu’elles sont portées par des rameaux ordinaires, et non très fins et détachés du substrat.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Metzgeria furcata est un complexe d’espèces, encore non exploré par les taxonomistes.
Pour en savoir plus :
Confusions possibles
Le genre Metzgeria est le seul parmi les hépatiques à thalles à pouvoir croître sur les arbres. Les Riccardia peuvent se trouver sur des rochers humifères, mais elles sont plus petites et non appliquées au substrat.
M. violacea et M. consanguinea sont systématiquement propagulifères et portent leurs propagules sur des rameaux atténués, différents des autres.
M. conjugata est plus décollée du substrat, largement ciliée sur les marges et la face ventrale de la nervure. Les poils sont par deux voir trois, alors qu’ils sont solitaires chez furcata.
M.pubescens est très densément velue.
M. furcata est de loin la plus commune du genre.
Illustrations
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
