Oxyrrhynchium hians (Hedw.) Loeske, 1907
Synonymie
Taxonomie
Eurhynchium hians
Pour une synonymie complète voir Bryonames :
https://www.bryonames.org/
Ordre : Hypnale
Famille : Amblystegiaceae
Ecologie
Espèce sciaphile, hygrocline, se développant dans tous types d’écosystèmes, mais dans des niches toujours humides. On l’observe facilement près de l’eau, sur les berges et les sols humides, mais aussi sur les pieds de murs en ville, sur les rochers humides, sous l’herbe dans les gazons ou les parterres d’ornements, prairies ou pelouses, même sèches. Dans les milieux les plus secs, elle occupe des micro-habitats frais, de sorte que, lorsque l’on cueille une tige, elle est presque toujours humide.
Description
Pleurocarpe de petite taille, prostrée ou dressée, peu mais toujours ramifiée, aux feuilles espacées sur la tige, donnant toujours un aspect mal formé à la plante, comme efflanqué. Elle est jaunâtre, parfois verte dans les milieux sombres. Les feuilles sont ovales, larges dans leur premier tiers, acuminées et denticulées. Elles sont assez larges sur la tige, plus fines sur les rameaux (ce caractère est moins marqué que chez Kindbergia). Les rameaux sont légèrement complannés.
Les cellules du limbe sont vermiculaires, elles deviennent courtement rectangulaires dans la zone alaire. La nervure s’éteint juste avant l’apex, par une petite pointe sur la face dorsale de la feuille.
Les sporophytes sont rares.
Caractères diagnostiques
Cette espèce est variable par sa taille et son port. Cependant on la reconnaît toujours à ses feuilles ovales denticulées, disposées à 90°, espacées sur la tige.
Répartition
L’espèce est commune partout en France.
Cette carte peut possèder des imprécisions, notament liées à l’acquisition de nouvelles connaissances ces dernières années. Carte issue de l’atlas des bryophytes de France métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux,
A propos
Une récente publication (2024) montre que cette espèce inclut plusieurs espèces différentes morphologiquement ou cryptiques dans le nord-ouest de l’Europe (dont la France).
Confusion possibles
Kindbergia praelonga est beaucoup plus petite, et est souvent ramifiée de façon très régulière. Ses feuilles sont triangulaires, larges sur la tige et étroites sur les rameaux (toutes identiques chez O. hians).
Brachythecium rutabulum est plus grand, moins franchement denté. Les feuilles sont plus appliquées sur la tige, et non étalées à 90°.
Oxyrrhynchium speciosum est une espèce plus grande, plus rare, aux rameaux non complannés, qui se développe sur les sols marécageux.
O. schleicheri est une espèce de sols sableux dont la tige principale est souterraine, et dont les apex des feuilles sont vrillées (comme une mèche de perceuse).
Illustrations
Espèces semblables
Ressources
Illustrations de Bryologia gallica.
Anderson, L. E., & Augier, J. (1967). Flore des bryophytes. Morphologie, anatomie, biologie, ecologie, distribution geographique. The Bryologist, 70(1), 134.
Atherton, I., Bosanquet, S. D. S., & Lawley, M. (2010). MOSSES AND LIVERWORTS OF BRITAIN AND IRELAND : a FIELD GUIDE.
Blockeel, T. L., Bosanquet, S. D. S., Hill, M. O., & Preston, C. (2014). Atlas of British & Irish bryophytes. British Bryological Society.
Celle J., Gourvil J., Amblard P., Bailly G., Bardet O., Bernard E., Borgomano S., Burkhart J-A., Cartier D., Cléré E., Debay P., Dupré R., Filoche S., Greffier B.,
Hauguel J-C., Infante Sanchez M., Kerinec P., Labroche A., Lecron J-M., Legland T., Masson G., Offerhaus B., Prey T., 2024. Atlas des bryophytes de France
métropolitaine par départements. Office français de la biodiversité – Conservatoires botaniques nationaux, 1429 p.
HUGONNOT V. & CHAVOUTIER J. L. 2021. — Les Bryophytes de France. Volume 1 : Anthocérotes et Hépatiques. Muséum national d’Histoire naturelle, Paris ; Biotope, Mèze, 652 p. (Hors collection ; 43).
